1919-1920, 1927-1928 : ALIBERT Louis

Du 30 Décembre 1919 au 9 Mars 1920

Du 27 Juin 1927 au 5 Mars 1928

Louis ALIBERT est né le 7 avril 1874.

Il fut élève du Collège Diocésain de Saint-Lô. Après ses études de médecine à la faculté libre de Lille, il s’établit comme médecin à Saint-Lô en 1900.

Après 1904, en conséquence des lois qui établissent la séparation de l’Eglise et de l’Etat, il œuvre, ainsi que sa belle-mère, à l’installation de l’Institut sur le terrain du Varroc et à la levée des fonds nécessaire à sa construction.

Membre du conseil d’administration et bienfaiteur du nouvel Institut Libre construit à Agneaux, (dont la première pierre est posée en 1909), il y exerce comme  médecin à partir de 1921.

En 1904, il siège au conseil municipal d’Agneaux puis devient maire de la commune de Décembre 1919 à Mars 1920 et à nouveau de Juin 1927 jusqu’à son décès en Mars 1928.

Le 1er Août 1914, le Major Alibert est mobilisé d’abord à Granville, puis sur les fronts de Champagne et de Lorraine pendant la bataille de Verdun.

A partir de 1925, il vit entre l’hôtel de la rue du Rouxelet et la Bissonnière (dans la demeure familiale héritée de sa belle-mère), maison de maître d’un hameau de la ville situé à l’écart de la route de Coutances, non loin de l’Institut.

Il décède en Mars 1928.

Extrait de la nécrologie du Dr André ALIBERT lue à l’Institut en 1973 :

    « Le 20 mars 1928, sur la tombe du Dr Louis Alibert au cimetière d’Agneaux, des voies amies ont loué en termes dignes de lui son caractère, son noble cœur, sa modestie qui s’alliait à une connaissance rare du passé de l’histoire et des gens « de chez nous ». Elles ont rappelé sa délicate charité et son dévouement aux humbles « qu’il aimait fraternellement ». Elles ont célébré sa foi robuste, héritage de famille, qui fut le principe de son existence. « Chrétien convaincu par dessus tout, sa foi ne le cédait qu’à sa discrétion et à son humilité.»

Les écrits qu’il a laissé nous éclairent sur son caractère : un homme généreux avec un sens de l’humour hors du commun et une plume qui épingla les travers de ses proches, caustique quelquefois ! Animé d’une foi chrétienne sincère et très cultivé, il s’intéressait à l’architecture et partait régulièrement voir la France en voiture avec sa famille.

Il était également impliqué dans la vie associative (Pour la Société d’Archéologie de la Manche mais aussi pour la Société de Gymnastique l’Espérance qu’il a accompagnée dans plusieurs déplacements…).

Membre de la Légion d’Honneur, sa reconnaissance en tant qu’homme de bien valurent l’attribution de son nom à 2 rues, l’une à Saint-Lô, l’autre à Agneaux.

Origines familiales

Son père, le docteur Eugène ALIBERT, surnommé « le bon père ALIBERT » (1838 – 1917) était originaire du Gard. Il s’était par la suite installé à Saint-Lô.

La Bissonnière fut transmise de génération en génération par le mariage de membres des familles ROUXELIN, Sieur de CHAMPEAUX, puis par les familles JEHAN-DUMESNIL et MAQUEREL.

C’est ainsi qu’avec son épouse Berthe MAQUEREL (1878-1972), Louis ALIBERT prit possession de la Bissonnière lors du décès de sa belle-mère en 1925.

Louis ALIBERT et Berthe MAQUEREL ont 2 fils :

  • André ALIBERT (1901-1973), médecin qui fit ses études et exerça à Paris avant de venir prendre sa retraite à la Bissonnière en 1966. Avec son épouse Germaine HALLARD, ils ont 4 enfants dont l’aîné, prénommé comme son grand-père, Louis, chef du service de Pédiatrie à l’Hôpitel Mémorial de Saint-Lô. (1969-1997)
  • Jean ALIBERT (1902-1948), notaire à Torigni-sur-Vire jusqu’à sa mort accidentelle en 1948.

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