1793 : MAUGER de VARENNES Pierre Jacques Philippe

On ne possède pas de date précise sur la durée de son mandat. On sait seulement qu’il est député par la paroisse d’Agneaux à l’assemblée du Tiers-État du bailliage de Saint-Lô en pleine révolution française de 1789 (un autre député du nom de Aimé Jean-Baptiste Henry GONFREY, a lui aussi fait le déplacement).

M. LEGOY, archiviste départemental en 1954, cite Pierre Jacques Philippe MAUGER comme maire d’Agneaux en 1793 et capitaine de cavalerie et garde du corps du Roi en 1783.

Les écrits de M. LEGOY nous apprennent que les temps qui suivirent la Révolution Française étaient probablement difficiles pour les personnes chargées de l’administration des paroisses.

Celles-ci effectuaient avec peu de zèle les missions mandatées par l’Assemblée Nationale, telles que l’organisation des fêtes patriotiques ou encore la collecte des impôts frappant le Clergé (récupération des métaux précieux ou prestations de serment…). On peut facilement deviner que les conseillers, restés royalistes de cœur, agissent ainsi dans la crainte de la guillotine, sentence largement utilisée par Jean-Baptiste LECARPENTIER, agissant alors pour Robespierre et autres chefs de la Révolution.

Au cours des années 1792 et 1793, M. MAUGER de VARENNES organise sans grande passion les recrutements successifs requis par la coalition pour se préparer au mouvement de répression de la Révolution aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays. On peut lire dans un compte rendu de commission que certaines réquisitions alimentaires ont à cette époque étaient mises en place pour approvisionner les forces armées. En fin d’année 1793, il a ordonner la mise en vente de la plus grande partie du mobilier de l’église. Celle-ci est convertie quelques temps en caserne, puis en « Temple de la Raison », pour être ensuite offerte au culte de « L’Être Suprême ». Parallèlement, il semblerait que les agnelais, restés attachés à la religion chrétienne, aient peu participé à ces mouvements imposés…

Origines familiales

La famille MAUGER De VARENNES est depuis le 17 avril 1683 propriétaire de la ferme et métairie du « Gris Cailloux », ainsi que de diverses pièces de terre appelées « les Varennes ».

Le premier MAUGER de VARENNES recensé à Agneaux est Messire Jacques MAUGER, receveur du grenier à sel de Montsaugeaon.

On cite ensuite Nicolas MAUGER, écuyer, sieur de VARENNES qui réside « en la terre des Gris Cailloux« 

En 1757, François MAUGER de VARENNES, écuyer, chevalier de Saint-Louis, colonel de la bourgeoisie de Saint-Lô, est propriétaire des « Gris Cailloux ».

Il décède en 1758.

Notes :

En 1789, un nouveau mode de découpage est décidé pour la France. Le Cotentin est divisé selon le domaine en :

  • Finances : 6 élections
  • Administration : 8 subdélégations
  • Judiciaire : 10 bailliages
  • Religion : 2 évêchés

Ainsi, la paroisse d’Agneaux fait partie de l’élection, de la subdélégation et du bailliage de Saint-Lô, mais par contre de l’évêché de Coutances.

C’est  en 1790 que la paroisse est érigée en commune et qu’elle appartient au canton de Saint-Lô.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

« Ne perdons rien du passé car ce n'est qu'avec le passé qu'on fait l'avenir ». Anatole France